Il est venu vers nous, nous salua et après les échanges habituels de civilités, il prit congé en nous souhaitant bon après-midi, non sans nous avoir regardé jouer quelques instants. Quelques temps après, lors de notre seconde rencontre, Bernard et ses amis occupaient déjà le terrain. Très rapidement ils nous invitèrent à se joindre à eux. Je me souviens comme si c'était hier... Pere, René, Francis (les deux) et Bernard. Le début d'une amitié...
J'ai quitté Collioure il y a un peu plus de trois semaines, de manière précipitée, très affecté par l'annonce de la disparition d'une de mes amies, emportée par le mal du siècle. J'ai juste eu le temps de saluer Bernard.
Mercredi midi je reçois un mail de Georges. Je n'ai compris qu'au bout de la troisième lecture... J'étais abasourdi, incrédule. Tristesse, nostalgie mais aussi colère. J'ai pensé de suite à ses deux petites filles, qu'il couvait d'un regard plein d'amour. J'aimerais avoir l'occasion de leur dire un jour, bien plus tard, qu'elles avaient un chouette grand-père.
Collioure sans Bernard j'ai du mal à imaginer. Le banc sous les palmiers, où nous nous retrouvions vers midi, avec Titin, Georges, Francis, Gilbert, René, Bertrand et tant d'autres, les soirées rugby l'hiver, la pétanque... Quel vide.